
Que ce soit pour diminuer les consommations en eau en production ou pour mettre en vente des produits qui résistent mieux au manque d’eau, l’objectif de ce projet débuté en 2008 est d’identifier des végétaux qui gardent leur capacité à orner avec des apports d’eau réduits. Il vise donc à identifier des plantes tolérantes aux conditions sèches et à apprécier le comportement des végétaux en conditions de stress hydrique.
2009 et 2010 ont été deux années de tests sur les espèces présélectionnées au cours de l’enquête de 2008 incluant deux espèces de référence : Pelargonium peltatum (très tolérant) et Bidens ferulifolia (peu tolérant). Pour caractériser les niveaux de tolérance à la sécheresse, leur type de réaction et surtout leur aspect décoratif sous stress hydrique, différents niveaux d’arrosage ont été testés, pour des situations en contenants et pour des conditions de plantations de type espaces verts.
En 2010, globalement, 3 des 10 nouveaux taxons testés ont atteint le niveau de tolé¬rance du Pelargonium peltatum. Il s’agit du Begonia x hybrida ‘BIGTM Rose Dark Foliage’, du Catharanthus roseus ‘Geraldine’ et de Euphorbia x hypericifolia ‘Breathless White’. Pour ces trois taxons, le comportement est très satisfaisant aussi bien en conteneur qu’en pleine terre.
La constitution d’une gamme d’espèces fleuries tolérantes à la sécheresse est engagée en 2011 avec la rédaction de fiches techniques mentionnant les éléments clés qui permettront de communiquer sur chaque espèce et variété de la gamme.

Plante & Cité coordonne depuis 2009 un programme d’études et d’expérimentations sur la diversification végétale des plateformes de tramway. L'objectif est de trouver des végétaux nécessitant moins d’eau, moins d’entretien que les gazons traditionnellement utilisés et d’enrichir la gamme ornementale pour cet usage. Le programme comprend un état des lieux des plantes utilisées et testées, l’expérimentation de gammes nouvelles et le transfert des résultats vers les professionnels. Le programme réunit 11 partenaires (collectivités, producteurs de végétaux, entreprises du paysage). Il bénéficie d’un cofinancement de l’interprofession Val’hor.